Le monument aux Morts

3 mars 2013

11 Novembre 1918. L’armistice est signé entre la France et l’Allemagne

Le 22 décembre de la même année, on relève sur le registre des délibérations du Conseil municipal (Monsieur Alfred MAGNE, maire) « Projet d’un monument à la mémoire des soldats de Marguerittes morts pour la France ». Un comité de douze  personnes est désigné.

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Monument aux Morts

boulevard du Cannier (actuellement place de la Victoire).

Le monument aux morts a été érigé par souscription publique en 1921 pour une statue en marbre de Carrare (Italie).

Le monument représente un soldat français debout, en tenue de campagne, tenant devant lui un fusil, la crosse reposant sur le sol, et qui du pied gauche, écrase le casque à pointe allemand orné de l’emblème prussien.

Cinquante noms de soldats tués pendant la guerre de 1914/1918 sont gravés sur la stèle.
En 1944 s’y ajoutent les noms des cinq jeunes enfants morts accidentellement le 12 octobre, suite à l’explosion de munitions allemandes entreposées dans les bâtiments du 18 avenue de Nîmes.
En 1945 y sont inscrits les noms des 7 soldats et S.T.O. (Service du Travail Obligatoire en Allemagne). décédés pendant ou des suites de la guerre.

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Le blason de Marguerittes est sculpté en relief tout en haut

Petite Histoire

La pointe de bronze du casque prussien a disparu.

En effet, en novembre 1942, dès l’arrivée de l’armée allemande dans le village, un officier allemand d’un coup de revolver fait sauter la pointe du casque prussien.

Une nuit, début 1943, un soldat allemand ivre, détruit à l’aide d’un marteau l’emblème du casque.

A l’automne 1946, (monsieur Adolphe CORDILHAC, maire) au cours de l’élagage des platanes dont les branches dépassaient d’une vingtaine de mètres les toitures des plus hautes maisons situées sur la place, l’entreprise chargée des travaux fit malencontreusement tomber la statue du soldat qui se brise en trois morceaux dans le caniveau se trouvant derrière le monument.

A ce moment, passe monsieur Louis PICARD (qui a été maire de 1925 à 1935) dont le fils est décédé, victime des suites des blessures reçues pendant la guerre de 1914/1918, qui apercevant la statue du soldat à terre, brisée et s’approche et respectueusement levant son chapeau s’exclame tout haut « Soldat, je te salue, tu es la dernière victime de la guerre. Les boches n’avaient pas réussi à te déboulonner ! ».

La statue est restaurée et retrouve sa place en 1947.

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